Google Traduction a du soucis à se faire pour son avenir avec le développement du « compositeur multilingue » de Facebook. Ce dernier se baserait sur les traductions proposées par ses utilisateurs pour affiner ses traductions.

Facebook est décidément dans tous les coups pour concurrencer son rival, Google ! Après avoir rendu inutile l’utilisation de Google Traduction dans Instagram, cette fois ci ce sera bien évidemment dans le réseau social directement que Google Traduction n’aura plus sa place (quoi que l’avait-il ?)… Alors que Facebook nous proposait déjà des traductions rapide sur nos murs, l’outil va désormais plus loin, permettant de poster UN poste en 44 langues maximum. L’outil traduit directement votre prose, et surtout vous permet de l’affiner dans les différentes langues pour que la traduction soit parfaite. Une façon efficace, d’apprendre de la main de l’homme directement.

Google Traduction n’a pas le monopole du machine learning

Google est un géant qui a les dents longues et une vision sur les prochaines années, qui lui permet d’anticiper les besoins des consommateurs, et les tendances du futures, mais il n’est pas le seul. Facebook avec ses centaines de millions, pour ne pas dire son milliard et demi, d’utilisateurs démontre une nouvelle fois qu’il compte bien mettre des bâtons dans les roues du géant de Mountain View. Avec Google Traduction, l’apprentissage se fait grâce au Machine Learning, et se base sur des millions de documents disponibles sur internet provenant de sources souvent officielles, et traduits tout aussi officiellement par des institutions professionnelles. Facebook n’a donc rien inventé dans le domaine et s’appuie sur ce qui se fait déjà, même si selon Alan Packer, Directeur des technologies du langage à Facebook, a déclaré en mai dernier que leur réseau de « neurones » est capable de produire des traductions à consonance naturelle, bien meilleures que la traduction statistique actuelle. Et peut être que ce n’est pas faux après tout.

Une traduction affinée avec l’Homme !

Si la traduction était basée jusque là sur de l’apprentissage auprès de documents traduits « professionnellement », il est vrai que parfois cela reste trop « machinal ». Bien que Google Traduction offre la possibilité d’affiner une traduction, cela reste tout de même assez limité car peu de phrases sont « affinées » de cette façon par rapport au 800 millions de pages traduites (chiffres de Technologyreview.com) sur Facebook chaque mois ! Du coup, le traducteur maison de la société de Mark Zuckerberg, s’offre une marge de progression bien plus importante que son concurrent pour « affiner » avec la main de l’Homme, les traductions proposées. Pour exemple, la société avait remarqué un peu plus tôt cette année que dans le langage des jeunes Français, le terme anglais « wow » avait une variation non-conventionnelle en « uau » ! Ceci reflète donc une réalité plus proche de l’utilisation du langage, et donc de la traduction proposée par Facebook à ses utilisateurs.

Toutefois, rien n’est parfait quand on a affaire à une « entité informatique », puisque comme nous l’a montré plusieurs fois les erreurs de traduction sur Google Traduction justement, les utilisateurs peuvent orienter de manière « insolite » certaines traductions. Christopher Manning, Professeur à l’Université de Stanford le dit :

« Les utilisateurs de Facebook peuvent ne pas être très bon dans la traduction de l’argot, et ils peuvent aussi tenter d’enseigner au système de fausses traductions »

A bon entendeur…

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