LinkedIn, depuis le 6 Janvier, est totalement bloqué en Russie. Le Kremlin a demandé à Google et Apple de supprimer l’application de leurs magasins en ligne, après avoir initialement interdit l’accès à la plateforme web du site.

Depuis le mois de Novembre dernier, on savait que les autorités Russes avaient pris en grippe le réseau social LinkedIn, racheté l’année dernière par Microsoft. Refusant de se plier à une loi sur la protection des données des citoyens Russes, le site Américain a fait les frais de sa décisions et est devenu un indésirable au pays de Vladimir Putin.

La Russie banni LinkedIn

Ce n’est pas une opération de censure à proprement parler à laquelle on assiste depuis quelques mois, avec le ciblage du site LinkedIn par le gouvernement Russe. Si le réseau social a été bloqué dans le pays, ce n’est pas par une volonté d’empêcher des informations sensibles de parvenir aux citoyens. Dans ce cas précis, il s’agit d’une décision prise par les autorités Russes pour protéger tous leurs internautes, en accord avec une loi instaurée dans le pays en Septembre 2015. Les entreprises du web qui opèrent en Russie sont désormais sommées de stocker de façon locale les données des utilisateurs Russes de leurs services. LinkedIn ayant refusé de se plier à cette loi, contrairement à une majorité d’autres géants du web l’ayant fait, ils ont logiquement été sanctionnés dans un premier temps par un blocage de l’accès à leur site. La situation n’ayant pas changé plusieurs mois plus tard, l’agence gouvernementale de surveillance du web et des communications a donc décidé d’ajuster sa sanction et a cordialement invité Apple et Google a supprimer l’appli LinkedIn du Play Store et de l’App Store.

Un exemple à suivre ?

Cette décision Russe, qui vise à protéger les données et la vie privée de ses citoyens (tout en combattant l’emprise des entreprises des USA sur le web) doit-elle être suivie par les autres gouvernements du monde ? Pour certains, la décision a déjà été prise. Dans des pays et états autoritaires bien évidemment, comme en Turquie ou en Iran où des blocages sont effectués parfois et où les données doivent aussi être rapatriées. Mais aussi dans des pays plus démocratiques qui accordent tout simplement beaucoup d’importance à la sécurité et à la protection des données sur le web. En Allemagne par exemple, l’équivalent de la CNIL avait interdit en Octobre 2015 le stockage des données des utilisateurs hors du territoire Européen. Verra-t-on une décision similaire prise en France ? Peut-être le sujet fera-t-il parti des programmes des candidats à l’élection présidentielle à venir.

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