Particulièrement utilisé dans les années 70 et 80, le langage Cobol (Common Business Oriented Language) a été petit à petit, pour ne pas dire complètement, délaissé au profit d’autres langages plus modernes. Pourtant encore utilisé pour la création de logiciels de gestion financière ou de comptabilité,  les programmeurs maîtrisant ce langage sont devenus une denrée rare et leur valeur sur le marché du travail est inexorablement à la hausse. La demande surpasse l’offre actuellement car nombreux sont les programmeurs en Cobol qui ont atteint l’âge de la retraite et les jeunes diplômés ont plus tendance à se tourner vers Java, XML etc… On voit d’ores et déjà se profiler une demande significative pour l’expertise en Cobol, tout particulièrement dans les services financiers. Toujours est il que les programmeurs les plus prisés sont ceux qui ont à la fois la connaissance des gros serveurs d’infrastructure et du Cobol, mais aussi de langages plus récents.

 Cobol

1 COMMENTAIRE

  1. 10 ans plus tard c’est encore pire. La demande en codeur COBOL est encore plus grande, car par avarice pure, les banques, sociétés d’assurance et gouvernements (les plus gros clients et utilisateurs de systèmes codés en COBOL), refusent une mise à plat complète de leurs systèmes, et une migration propre des données via un standard sur et ouvert (comme OpenSQL).
    Ce langage n’est guère enseigné en université (y compris en sciences), car ancien lourd et surtout contraignant pour les systèmes informatiques qui en font usage. Avec une fermeture réelle du code base (pas d’open source), aucune possibilité de vérifier la fiabilité des outils de compilation et construction du code programme.
    Ce qui montre qu’un langage ancien est encore utilisé, ne signifie pas qu’il soit viable. Tout comme le latin n’est guère utilisé que pour maintenir la tradition en médecine, et lire la bible traduite pour les catholiques à Rome. Apprendre le latin est lourd, long et compliqué, plus vraiment adapté à notre société.
    Cobol ne restera utilisé que par paresse, et non pas pour ses performances (essayez de coder en natif du 64 ou 128 bit fonctionnel avec). De plus la multiplication des langages de programmation sur un même système matériel réduit drastiquement sa fiabilité, et introduit des failles majeures de sécurité. Utilisation d’assembleur pour le noyau système, puis du C/C++ pour la couche fonctionnelle, on ajoute du C#/VB/Java pour le graphique, et d’autres encore pour chaque programme ajouté et utilisé sur le système.
    A la fin la maintenance est un cauchemar, surtout quand les développeurs ne sont plus présents (changement de poste, licenciés, retraite, société liquidée, etc…). Alors continuer à maintenir ce langage est une idiotie, en plus ceux qui décident sont rarement capables et compétents dans ces langages.
    Apprendre Cobol ne devrait avoir qu’un seul objectif, hors la maintenance de système, servir à effectuer la migration des données vers des systèmes plus fiables et surtout vérifiables.
    Qui code encore en Scheme, LISP ou Fortran, sinon des paresseux. Développer des algorithmes fonctionnels oui, se contenter d’écrire des instructions, en se basant sur une fiabilité non démontrée d’un compilateur (car fermé et propriétaire) est une erreur fatale. Comme l’erreur structurelle d’Intel (qui date de 2008 sur des CPU), provoque des failles de sécurité qui obligent à changer les CPUs sur des dizaines de millions de machines. Et le correctif est un catastrophe (perte moyenne de 14% de performances, plus lourdeur de fonctionnement).
    Cobol est similaire, on ne sait rien de ce qui le fait fonctionner, comment ça compile, ni n’avons les moyens de vérifier le code base des outils de développement.
    Je suis une banque, ou autre, un client bref, si je n’ai pas d’infos complètes sur ce que j’utilise, je vais voir ailleurs. Et je le peux, car Cobol est loin d’être seul en 2018. Bien d’autres langages ouverts et contrôlables sont disponibles.
    Mais je m’arrête, continuez à utiliser ce langage médiéval (60 ans en informatique ça fait 20 générations, soit 500 ans), qui a encore une société comme au moyen âge, en dehors de l’Arabie, et quelques contrées perdues en Afrique et Amérique du Sud ?
    Joyeuses Pâques à vous

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