Goat Simulator 3 débarque sur Nintendo Switch 2 en avril 2026, rejoignant la vague de portages qui accompagne le lancement de la nouvelle console de Nintendo. Le jeu de Coffee Stain Studios, qui avait fait rire des millions de joueurs sur PC et consoles de salon, arrive sur un format portable qui semble parfaitement adapté à son gameplay déjanté en sessions courtes. Mais la Switch 2 a-t-elle les épaules pour faire tourner ce bac à sable chaotique sans sacrifier l’expérience ? Voici notre analyse complète du portage pour vous aider à décider si cette version mérite votre argent.
Sommaire
Ce qu’est Goat Simulator 3 pour ceux qui ne connaissent pas
Goat Simulator 3 est un jeu sandbox humoristique où vous incarnez une chèvre lâchée dans un monde ouvert rempli de situations absurdes à provoquer. Le titre « 3 » est lui-même une blague puisqu’il n’y a jamais eu de Goat Simulator 2, ce qui donne le ton de l’humour décalé qui imprègne chaque aspect du jeu. La carte principale, San Angora, est une île ouverte truffée de PNJ à percuter, de véhicules à voler, de mini-jeux à découvrir et de secrets à débloquer. Chaque action génère du chaos physique avec un moteur de ragdoll exagéré qui transforme la moindre collision en spectacle comique imprévisible.
Le jeu propose plus de 300 défis répartis dans sept quartiers thématiques, du centre-ville moderne à la ferme rurale en passant par un parc d’attractions abandonné et une base militaire. Chaque quartier possède ses propres quêtes et ses propres secrets à découvrir, offrant entre 15 et 20 heures de contenu pour les complétistes. Le mode multijoueur local et en ligne accueille jusqu’à quatre joueurs qui peuvent coopérer ou simplement semer le chaos ensemble. Les mods communautaires, qui font la richesse de la version PC, ne sont pas disponibles sur Switch 2, mais le contenu de base reste largement suffisant pour des dizaines d’heures de divertissement absurde.
Les performances techniques sur Switch 2 en mode docké et portable
En mode docké, Goat Simulator 3 tourne à 1080p avec un framerate stable de 60 images par seconde dans la majorité des situations. Les chutes de framerate se font rares et se limitent aux scènes les plus chaotiques impliquant des dizaines d’objets physiques en mouvement simultané, comme l’explosion d’un entrepôt rempli de barils. La qualité des textures est comparable à celle de la version PS5 en mode performance, avec un léger downscale sur les ombres distantes et les reflets qui passe inaperçu en jeu. Le temps de chargement initial est de 25 secondes environ, contre 15 sur PS5, un écart raisonnable pour le matériel portable.
En mode portable, le jeu descend à 720p dynamique avec un objectif de 30 images par seconde tenu de manière correcte mais pas parfaite. Les scènes calmes maintiennent le framerate sans problème, tandis que les moments de chaos intense peuvent faire descendre à 25 images par seconde pendant quelques secondes. Cette chute est tolérable pour un jeu qui ne demande pas de précision de gameplay, mais les joueurs sensibles à la fluidité préféreront le mode docké pour les sessions prolongées. L’autonomie en mode portable est d’environ trois heures et demie, ce qui correspond à la moyenne des jeux exigeants sur Switch 2 et suffit largement pour un trajet en train.
Le contenu inclus et les DLC disponibles
La version Switch 2 de Goat Simulator 3 inclut le jeu de base complet ainsi que les deux premiers DLC : Multiverse of Nonsense et Goat in a Box. Multiverse of Nonsense ajoute un hub interdimensionnel avec six mini-mondes thématiques parodiant des univers de science-fiction populaires, tandis que Goat in a Box propose un système de crafting et de construction qui permet de bâtir des structures absurdes dans le monde ouvert. Ces deux extensions représentent environ dix heures de contenu supplémentaire et enrichissent considérablement la rejouabilité du titre avec de nouvelles chèvres débloquables et de nouveaux équipements.
Le troisième DLC, annoncé pour cet été, n’est pas inclus mais sera disponible à l’achat séparé. Le prix de lancement de la version Switch 2 est fixé à 39,99 euros en numérique et 44,99 euros en version physique, ce qui est compétitif par rapport aux 29,99 euros du jeu seul sur les autres plateformes auxquels il faut ajouter le prix des DLC séparément. Pour les joueurs qui ne possèdent pas encore le jeu et veulent une version tout-en-un transportable, le rapport qualité-prix est excellent. Consultez aussi Last Flag : 5 raisons de tester ce nouveau shooter tactique en équipe pour d’autres tests et guides gaming sur le site.
Le multijoueur local idéal pour les sessions entre amis
Le véritable atout de cette version Switch 2 est le multijoueur local qui tire parti de la portabilité de la console. Deux joueurs peuvent jouer ensemble sur le même écran Switch en mode portable avec un Joy-Con chacun, une configuration parfaite pour les trajets en transport ou les soirées improvisées. En mode docké, le jeu accepte jusqu’à quatre joueurs en écran partagé avec des performances qui restent acceptables malgré la multiplication des sources de chaos à l’écran.
Le mode coopératif en ligne est aussi disponible et fonctionne correctement avec un matchmaking rapide et un lag minimal sur les serveurs européens. Les événements saisonniers qui rythment la vie du jeu sur PC et consoles de salon sont aussi présents sur Switch 2, avec des défis temporaires et des récompenses cosmétiques exclusives. La communauté Switch 2 de Goat Simulator 3 est encore naissante mais active, et le format portable devrait attirer un public différent de celui des consoles de salon, notamment les joueurs plus jeunes et les familles qui cherchent un jeu fun à partager sans prise de tête.
Les points faibles à connaître avant d’acheter
Le portage n’est pas exempt de défauts. Les bugs de physique, déjà présents sur les autres versions, sont légèrement plus fréquents sur Switch 2, probablement en raison des optimisations nécessaires pour adapter le moteur au matériel. Rien de game-breaking, mais un personnage coincé dans un mur ou un objet qui traverse le sol peut occasionnellement interrompre un défi en cours. Les temps de chargement lors des voyages rapides entre quartiers sont aussi plus longs que sur les consoles concurrentes, avec une moyenne de huit secondes contre trois sur PS5.
L’absence de support gyroscopique pour certains mini-jeux qui l’exploitent sur PC est regrettable, car les Joy-Con de la Switch 2 auraient pu offrir une expérience plus immersive sur les épreuves de précision. Le mode photo intégré est aussi moins performant que sur PC, avec des options de cadrage et de filtres réduites. Ces limitations restent mineures au regard de l’expérience globale, mais elles méritent d’être mentionnées pour les joueurs qui possèdent déjà le jeu sur une autre plateforme et qui envisagent un double achat uniquement pour la portabilité offerte par la Switch 2.
Ce qu’il faut retenir
Goat Simulator 3 sur Nintendo Switch 2 est un portage solide qui rend justice au jeu original avec des performances correctes en mode docké à 60 fps et acceptables en mode portable à 30 fps. L’inclusion des deux premiers DLC dans le prix de base de 39,99 euros offre un bon rapport qualité-prix pour les nouveaux joueurs. Le multijoueur local à deux en mode portable est l’argument décisif de cette version, parfait pour les sessions entre amis sans téléviseur. Les joueurs qui possèdent déjà le jeu n’y trouveront pas assez de nouveautés pour justifier un rachat, mais pour les autres, ce portage Switch 2 est la façon la plus fun de découvrir le chaos de San Angora en 2026.

